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21 avril 2013

PROMENADE à CHANTILLY

indexSpectacle équestre des Ecuries de Chantilly.

 

spectacle équestre chantilly copyright Guilloux

 

 Documents de Wikipédia

 

 

 

Carte de Chanrtilly vers 1780 (Cassini)

Les Très Riches Heures du duc de Berry, Février (XVe siècle). Musée Condé, Chantilly

Article détaillé : Liste des seigneurs de Chantilly.

Avant la ville

Aucune trace d’occupation humaine datant de la Préhistoire ni de l'âge du fer n'a été retrouvée sur le territoire de la commune. Le mobilier d'une sépulture d'époque romaine a été mis au jour à proximité de la Nonette, ainsi que des voies gallo-romaines en forêt. Des tombes mérovingiennes, datées du VIIe siècle, ont été mises au jour aux XVIIe et XIXe siècles non loin de la Faisanderie28.

C'est un acte, autour de 1223, entre Guy IV de Senlis et le prieur de Saint-Leu-d'Esserent qui signale pour la première fois la Terra cantiliaci. Guy IV de Senlis, grand bouteiller du roi (fonction qui va donner le nom à sa famille) est le fondateur de la seigneurie de Chantilly. C'est à l'époque un rocher au milieu d'une zone marécageuse, en limite des diocèses de Beauvais et de Senlis. En 1227, on signale la présence d’une maison forte sur le site cantilien. C'est en 1282 que, pour la première fois, Chantilly désigne sa forêt : un acte du Parlement de Paris parle en effet d'in tota foresta chantiliaco (dans toute la forêt de Chantilly)29. Puis, en 1358, on parle pour la première fois d'un château à la suite de sa destruction signalée lors de la Grande Jacquerie et sa reconstruction par Pierre d'Orgemont, achevée en 1394. Au cours de la guerre de Cent Ans, les Anglo-Bourguignons tentent d'assiéger le château en 1421 : Jacqueline de Paynel, veuve de Pierre II d'Orgemont mort à la bataille d'Azincourt et de Jean de Fayel, doit livrer la forteresse. En échange, tous les habitants du château ont la vie sauve, mais les villages environnants sont tous ruinés30.

Au début du XVIe siècle, les alentours de ce château sont constitués de petits hameaux :

  • les Grandes Fontaines, situées à l'emplacement actuel du bas de la rue des Fontaines ;

  • les Petites Fontaines appelées aussi Normandie, l'actuel bas du Quai de la Canardière et rue de la Machine ;

  • le hameau des Aigles, situé au niveau du terrain hippique actuel qui doit son nom au laboureur qui l'habite à la fin du Moyen Âge. Il disparaît totalement lors des guerres de religion ;

  • le hameau de Quinquempoix, le plus grand de ces hameaux et le plus proche du château31.

C'est à partir de cette époque que ce dernier village sert à accueillir l'extension des fonctions du château. Il abrite une chapelle consacrée à saint Germain signalée dès 1219 et qui disparaît au XVIIe siècle avec l'extension du parc du château. Plusieurs maisons sont construites au hameau de Quinquempoix pour accueillir les officiers du prince comme l’hôtel de Beauvais, construit en 1539 qui sert à loger le régisseur des chasses du connétable Anne de Montmorency ou l'hôtel de Quinquempoix, construit vers 1553, qui sert à loger l'écuyer du connétable32.

Quelque temps auparavant, en 1515, Guillaume de Montmorency (père du connétable) obtient grâce à une bulle pontificale le droit de faire célébrer la messe et tous les sacrements dans la chapelle du château, ce qui en fait l'un des premiers signes d'autonomie du château et de ses habitants vis-à-vis des paroisses environnantes33.

La nouvelle paroisse à l'Époque moderne

Articles connexes : Maison de Condé, Dentelle de Chantilly et Porcelaine de Chantilly.

Les armes de la maison de Condé à partir de 1588

En 1673, le Grand Condé fait percer une nouvelle route de Gouvieux, qui devient l'actuelle rue du Connétable. Les terrains concédés de chaque côté de la rue constituent le premier embryon d'urbanisme de la ville, sous la forme d'auberges, d'ateliers pour les artisans du château et de logements pour les domestiques. Cet embryon est encore partagé entre les paroisses de Gouvieux du diocèse de Beauvais et de Saint-Léonard du diocèse de Senlis34.

Le Grand Condé émet le vœu dans son testament de créer une église paroissiale non loin du château. Henri Jules de Bourbon-Condé réalise le vœu de son père en 1692 en faisant construire l'église Notre-Dame et en créant une paroisse dépendant de l'évêque de Senlis, par démembrement des deux paroisses voisines. Chantilly prend alors sa véritable autonomie35. Son petit-fils, Louis IV Henri de Bourbon-Condé, est le véritable fondateur de la ville dont il fait tracer le premier plan. Il définit un urbanisme raisonné axé sur la route de Gouvieux devenue Grande Rue. Après le lancement de la construction des Grandes Écuries en 1721, le prince crée le 12 décembre 1727 à leur extrémité un lotissement au sud de la rue : les actuelles maisons des officiers. Il vend par lot des terrains à ses officiers (c'est-à-dire les titulaires de charges ou emplois à la maison des Condés) avec obligation pour ceux-ci de respecter des normes architecturales identiques du côté de la pelouse. Ces normes ainsi que le tracé des façades sont définis par Jean Aubert, architecte des Grandes Écuries. Celles-ci sont construites entre 1730 et 1733. Dès 1723, l'extrémité de la Grande Rue est marquée par l'installation de l'hospice de la Charité36.

Dans la seconde moitié du XVIIIe siècle, plusieurs activités économiques sont développées toujours à l'initiative des princes : la dentelle, née à la fin du XVIIe siècle mais alors en pleine expansion, la manufacture de porcelaine fondée en 1726 et installée dans l'actuelle rue de la Machine en 1730. Des bâtiments à vocation industrielle sont construits dans les années 1780 à l'extrémité du Grand canal afin de profiter de la chute d'eau37.

Les débuts de la commune de Chantilly

Le château au XVIIIe siècle après les travaux effectués par les Condé. Gouache de Jean-Baptiste Lallemand, musée Condé.

Sous la Révolution française, Chantilly devient une commune, reprenant les limites de la paroisse. Le premier maire est alors le régisseur du domaine, André-Joseph Antheaume de Surval et le reste du conseil municipal est recruté parmi les officiers du château. Les Condé sont parmi les premiers à fuir à l'étranger, quelques jours après la prise de la Bastille, le 17 juillet 1789. Le domaine est mis sous séquestre le 13 juin 1792 en application de la loi sur les émigrés et vendu par lots38. Une première partie est vendue entre 1793 et 1795 : l'ancien potager, le jardin des cascades, les derniers terrains disponibles le long de l'actuelle rue du Connétable et autour de l'actuelle petite pelouse ainsi que les maisons de la ville appartenant au Prince. Une bonne partie de ces premières aliénations ne réintègreront jamais le domaine. Le reste du domaine est loti en 1798 et vendu progressivement39.

Avec la Terreur, le maire est chassé le 15 août 1793 et remplacé par un jacobin. Le château est transformé en prison de 1793 à 1794, destinée aux suspects du département de l'Oise. Suite à sa vente comme bien national en 1799, il est transformé en carrière de pierre par deux entrepreneurs, seul le « petit château » étant préservé. Les Grandes Écuries sont réquisitionnées par l'armée : s'y installent successivement le 11e régiment de chasseurs à cheval, le 1er dragons de 1803 à 1806 puis le 1er régiment de chevau-légers lanciers polonais, de 1808 à 181440.

Plusieurs industriels profitent de la vente des biens des Condé pour développer leur activité. En 1792, l'activité de la manufacture de porcelaine de Chantilly se tourne vers la fabrication de la faïence sous l'impulsion de son nouveau propriétaire anglais Christophe Potter. Une usine de laminage de cuivre est installée dans les bâtiments industriels des bords du canal en 1801 puis François Richard-Lenoir y installe sa filature en 1807. Elle emploie jusqu'à 600 personnes et redonne une prospérité à la commune. Utilisant les nouvelles techniques anglaises, elle se diversifie dans le tissage notamment la confection d'indiennes et la blanchisserie. La filature de François Richard-Lenoir commence à décliner dès 1814 et, en perdant son monopole, fait faillite en 182241.

En 1815, le prince Louis V Joseph de Bourbon-Condé revient définitivement dans son château ou ce qu'il en reste. Il récupère une partie des anciens terrains du parc et rachète le reste. Son fils, Louis VI Henri de Bourbon-Condé fait installer dans la ville des bornes-fontaines en 1823 ainsi qu'une grande partie des réverbères en 182742.

Une ville de villégiature et de loisirs au XIXe siècle

Viaduc de Chantilly juste après sa construction en 1859

Le braquage de la succursale de la Société générale à Chantilly en mars 1912, vu par Le Petit Journal

En 1834, la pelouse de Chantilly accueille ses premières courses hippiques. Dès les années 1840, ces courses drainent des parieurs de toutes les catégories sociales principalement en provenance de la capitale. Le succès des courses provient surtout de l'arrivée du chemin de fer en 1859. Plus tard, une gare destinée au public des courses hippiques est créée pour permettre la venue, jusqu'à 20 000, de parieurs et de visiteurs le jour des courses. Une piste puis des tribunes sont aménagées progressivement de manière pérenne pour constituer l'hippodrome actuel. Les records d'affluence sont enregistrés à la veille de la Première Guerre mondiale lorsque 40 000 personnes assistent au prix du Jockey Club en 191243.

Autour de cet hippodrome, se met en place une véritable économie hippique avec la construction de nombreuses écuries d'entraînement de pur-sang. Un nouvel urbanisme se développe autour de cette activité avec la création de nouveaux quartiers tels que le Bois Saint-Denis destiné exclusivement à cette activité. On compte deux entraîneurs et dix-sept lads dans la commune en 1846 et trente entraîneurs et 309 lads en 189644. Le milieu hippique est constitué d'un très grand nombre de citoyens britanniques : jockeys, lads et entraîneurs (76 % des effectifs des écuries en 1911) constituent une véritable communauté dans la ville à tel point qu'une chapelle anglicane est construite vers 187045.

En parallèle, se développe un urbanisme de villégiature : de nombreux aristocrates, grands bourgeois mais aussi artistes s'installent dans la ville, faisant construire des villas et des châteaux dans les communes alentour : la famille Rothschild à Gouvieux, par exemple. Des hôtels de luxe sont aussi créés, tels que l'hôtel du Grand Condé en 190846. Le duc d’Aumale, dernier seigneur de la ville, encourage le développement de l'industrie hippique, l'installation des Anglais et le développement de la ville. Entre 1876 et 1882, il fait reconstruire le château et y concentre une des plus belles collections d'art de l'époque. En recevant la haute société dans son palais (l’impératrice d’Autriche Élisabeth, dite Sissi, le grand-duc Vladimir Alexandrovitch de Russie, entre autres), il contribue au rayonnement de la ville47. Son ouverture au grand public en 1898 suite au legs du domaine à l'Institut de France ajoute encore un attrait à Chantilly pour les excursionnistes (100 000 visiteurs durant les six premiers mois48).

Cette profusion de richesses n'est pas sans attirer les convoitises. Le 25 mars 1912 au matin, la Bande à Bonnot braque la succursale de la Société générale de Chantilly, située alors à l'actuelle place Omer Vallon, et tue deux employés.

Chantilly connaît aussi la guerre au XIXe siècle : lors de la guerre de 1870, la ville est occupée par l'armée prussienne pendant près d'un an. Le grand-duc de Meklembourg, commandant en chef du XIIIe Corps d'armée et son état-major s'installent au petit château, ses troupes réquisitionnant les Grandes Écuries, les écuries hippiques évacuées et quelques maisons particulières49.

Chantilly au XXe siècle
Chantilly pendant la Première Guerre mondiale

La statue du Maréchal Joffre sur le boulevard qui porte son nom

Le 3 septembre 1914, l'armée allemande entre dans la ville mais ne s'y installe pas et en repart le lendemain. Malgré une occupation du château, aucun dégât particulier n'est constaté alors que les villes voisines de Creil et Senlis connaissent des incendies et des destructions. Les soldats français ne reviennent que le 9 septembre dans la ville. Après la bataille de la Marne, le généralissime Joffre installe son état-major à Chantilly en raison de sa liaison aisée avec Paris par le chemin de fer. Le Grand quartier général (GQG) s'installe dans l'hôtel du Grand Condé le 29 novembre 1914 soit 450 officiers et 800 secrétaires et hommes de troupe. Joffre loge pour sa part à la Villa Poiret, à une centaine de mètres de là50. Lors de la conférence de Chantilly du 6 au 8 décembre 1915, il réunit les chefs des armées alliées pour définir les plans militaires et coordonner les offensives des alliés pour l'année 191651. Le GQG quitte la ville en décembre 1916 pour s'installer à Beauvais. Chantilly accueille aussi une ambulance pour soldats blessés au front située à l'hôtel Lovenjoul ainsi qu'au pavillon Egler. Un des trois ateliers de camouflage dépendant du 1er régiment du génie s'installe dans la ville en 1917 dans des baraquements spécialement construits sur la petite pelouse, auprès de l'hippodrome. Jusqu'à 1 200 femmes mais aussi 200 prisonniers de guerre allemands et 200 travailleurs annamites sont embauchés pour peindre des toiles servant à la protection visuelle des pièces d'artillerie et transports de troupes52.

Dans l'entre-deux-guerres, la commune s'agrandit en 1928, avec l'adjonction du quartier du Bois Saint-Denis démembré de la commune de Gouvieux. Un monument en l'honneur du maréchal Joffre est inauguré en sa présence en 1930 dans l'avenue qui porte actuellement son nom.

Chantilly pendant la Seconde Guerre mondiale

Avec le retour de la guerre, les militaires reviennent dans la ville. Le terrain des Aigles, en limite de la ville (sur le territoire de Gouvieux), accueille un escadron d'aviation de chasse de défense (GC I/1) de l'armée française en provenance de la Base aérienne 251 Étampes-Mondésir de la déclaration de guerre à l'armistice. La Wehrmacht entre dans la ville le 13 septembre 1940 et s'y installe. Elle utilise les Grandes Écuries comme hôpital vétérinaire pour ses chevaux que l'on fait venir d'Allemagne : on estime que 4 000 d'entre eux sont accueillis dans la ville pendant la guerre. Le commandement militaire occupe l'hôtel du Grand Condé. Suite à l'assassinat d'un collaborateur, le curé de la paroisse, l'abbé Charpentier, auteur d'un sermon anti-nazi en 1943, est arrêté avec d'autres résistants qu'il soutenait. Il est déporté au camp de Mauthausen où il meurt le 7 août 194453. Le viaduc de la Canardière est bombardé le 30 mai 1944 par les forces alliées et la ville est libérée par les chars américains le 31 août 1944. La 8e Air Force de l'Armée américaine s'installe à son tour à l'hôtel du Grand Condé54.

Chantilly depuis 1945

Depuis la dernière guerre mondiale, la ville se développe avec l'aménagement de nouveaux quartiers au nord de la ville : des logements collectifs sociaux ou non y sont construits. Certains hôtels et villas du centre-ville sont résidentialisés ; des écuries sont détruites pour permettre l'aménagement de logements. Une nouvelle population travaillant en région parisienne s'installe dans la commune, profitant de ces nouveaux logements55. En parallèle, la commune perd presque totalement ses activités industrielles avec la fermeture des usines Guilleminot en 1992. De nouveaux équipements sont construits : un lycée en 1961, un collège en 1979.

 

Grande Singerie prise le 05-02-2008- format JPEG - copyright Hermine Cléret(30)MD

 

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index

 

La Nonette

 

Musée Conde

Chateau_de_Chantilly_001

chantilly

Chateau_de_Chantilly_garden

domaine de chantilly vue aérienne- copyright J

galerie de peintures©Béatrice Lécuyer-Bibal non libre de droit (3)

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Commentaires
M
Oui c'est un énorme changement 34 degré,quand il pleut on se plaint et s'il fait trop chaud aussi,jamais satisfait.Je prend note et je vais visiter leblog de piatine .
M
Quand j'ai lu votre 1er message j'étais persuadé que l'on vous connaissait,Serge doutait,et je pensais que vous aviez trouvé mon blog sur le site Elkalin.Il est ravi de retrouver une amie d'enfance.<br /> <br /> Bonne journée à vous .<br /> <br /> La canicule s'est installée dans l'Oise.
P
bonjour, <br /> <br /> que le monde est petit......."Kiki Noret" retrouvé en lisant un article de patch c'est complètement dingue ! <br /> <br /> j'ai trouvé votre blog en recevant une newsletter du site : www.elkalin.com qui nous proposait hier dimanche de découvrir un joli blog de patchwork qui est la vitrine du club de patch de Vineuil St Firmin et le tuto du coussin chat en crazy offert. C'est le nom de la commune qui m'a fait cliquer (puisque bien connu) et voilà vous connaissez la suite.<br /> <br /> J'ai eu un coup de coeur en lisant les pages sur Chantilly, je n'ai plus aucun lien avec mes frères et ma soeur et je ne retourne plus sur place mais on ne peut pas oublier une telle ville et tant de souvenirs d'enfance..............bonne et douce journée à vous et un coucou à votre moitié. Cathyminy
P
bonsoir je suis née Miny nous habitions rue de la nonette et mes parents avaient des amis Mr et Mme Noret et Serge Noret ça me parle, il doit avoir l'âge de mon frère Pierre Miny ......Ce serait trop fort !
M
Bonsoir, je demeure à Vineuil st Firmin, et mon mari Serge est natif de Chantilly.<br /> <br /> Noret Marie Thérèse (née Lecointe)
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